mercredi 23 mars 2016

ACCOUCHEMENT : l’homéopathie pour mieux se préparer

Pour préparer le cap de l’accouchement en le rendant moins angoissant et vivre le jour J avec plus de sérénité, il est possible d’avoir recours à l’homéopathie. Avant, pendant et après l’accouchement, le point sur les remèdes à prendre avec Carole Minker, pharmacienne et diplômée en micronutrition.
Accouchement : l’homéopathie pour mieux se préparer
Pour préparer votre corps à l’accouchement durant le dernier mois de grossesse, prenez :
- 5 granules d’Actaea racemosa 9CH le matin
- 5 granules de Gelsemimum 12CH et d’Arnica montana 12CH le soir
- 5 granules de Ruta Graveolens 5CH une à deux fois par jour selon les sensations de tiraillements au niveau du ventre.
Vous pouvez aussi utiliser la préparation homéopathique C171 de Weleda, qui prépare l’utérus à l’accouchement, à raison de 3 granules le matin pendant le dernier mois de grossesse, puis 3 granules tous les quarts d’heures dès le début du travail.
Au moment du départ pour la maternité
- Si vous tremblez et êtes angoissée, refermée sur vous-même : 1 dose de Gelsemium 15CH
- Si vous êtes agitée, dans la précipitation voire débordée : 1 dose d’Argentum nitricum 12CH
- Si vous êtes hyperémotive : 1 dose d’Ignatia amara 15CH
Si vous avez pris la préparation C171 de Weleda au cours du mois qui a précédé, pensez à prendre 3 granules tous les quarts d’heure jusqu’à l’accouchement. N’oubliez pas d’informer l’équipe de la maternité de votre souhait d’utiliser ces remèdes durant l’accouchement.
Pendant l’accouchement
- Dès le début de travail et jusqu’à l’expulsion : 5 granules d’Ignatia amara 9CH, à renouveler chaque fois que cela vous semble nécessaire. Cela accompagne la dilatation du col et apaise l’anxiété.
- Dès l’apparition des contractions douloureuses : 5 granules de Caulophyllum 5CH toutes les 15 à 30 minutes. A utiliser même en cas d’accouchement provoqué ou sous anesthésie péridurale.
- Quand le col commence à se dilater : remplacez les granules de Caulophyllum 5CH par 5 granules du même remède en 9CH et 5 granules d’Actaea racemosa 9CH, en alternance toutes les 30 minutes, jusqu’à dilatation complète du col.
Tout de suite après l’expulsion du placenta : prenez 1 dose d’Arnica montana 15CH pour atténuer les courbatures et les saignements.
Après l’accouchement
En cas d’épisiotomie , pour soutenir la cicatrisation et apaiser les douleurs : 5 granules de Staphysagria 7CH et Arnica montana 7CH chaque jour pendant quinze jours.
- En cas d ’accouchement par césarienne , pour atténuer les hématomes et les courbatures : 5 granules d’Arnica montana 7CH trois fois par jours pendant 8 jours. Ajoutez 5 granules de Fluoricum acidum 5CH matin et soir si vous ressentez des démangeaisons au niveau de la cicatrice.
- En cas de tranchées utérines (des contractions douloureuses qui durent plusieurs jours, jusqu’à ce que l’utérus retrouve sa taille initiale) : 5 granules de Magnesia phosphorica 9CH, de Caulophyllum 9CH et de Colocynthis 9CH à chaque flambée de douleurs ou avant chaque tétée ou 15 gouttes trois fois par jour de la formule C195 de Weleda associée avec Chamomilla vulgaris, à raison de 5 granules toutes les 15 minutes.
Plus de conseils dans Se soigner au naturel pendant la grossesse et l'allaitement de Carole Minker, éditions Larousse

mercredi 24 février 2016

LA RESPIRATION KOALA POUR APAISER LES ENFANTS

relaxation pour les enfants La respiration koala est une technique très simple pour apaiser les enfants, leur redonner confiance en eux et renforcer les liens affectifs.
Comme nous l’explique Stéphanie Couturier dans son livre « mon cours de relaxation pour les enfant », « c’est une respiration à deux, ventre à ventre ».

Votre enfant est dans vos bras et vous enveloppe complètement. Ce contact facilite la synchronisation de la respiration. Celle-ci doit être de plus en plus calme et profonde
respiration koalaVous pouvez la pratiquer assis, accroupi ou même couché (et pas forcément pendu à un arbre comme les koalas).
Cette dernière position (couché, pas dans les arbres) me permettait  souvent d’endormir mon fils quand il était plus petit. Excellent souvenir ! 
koala-226281_1920Un petit mot sur le livre (et son CD)  « Mon cours de relaxation pour les enfants » de Stephanie Couturier :
L’auteure, sophrologue et psychomotricienne, propose de très nombreux outils pour gérer les émotions, mieux dormir, s’apaiser, gérer les colères et les peurs. Parmi ces outils, j’ai particulèrement apprécié les « balades imaginaires » qui invitent les enfants à visualiser des histoires qui parlent directement à leur inconscient. Ces textes sont même lus par Stéphanie Couturier sur le CD.

lundi 8 février 2016

Rappel du Lundi: « LAISSEZ LES ENFANTS MARCHER PIEDS NUS »

Le magazine « Sciences et avenir » du mois de janvier a interrogé le Dr Saad Abu Amara, chirurgien orthopédique pédiatrique au CHU de Rouen sur les spécificités des pieds des enfants.
On y apprend qu’à 2 ans, le pied a atteint 50% de sa croissance et qu’il est très vulnérable car en pleine phase d’ossification et de renforcement musculaire.
Ce qui a particulièrement retenu mon attention est cette question que de nombreux parents se posent  :
Il faut donc être particulièrement attentif au choix des chaussures ? 
Dr Saad Abu Amara : Non, il faut arrêter d’embêter les enfants et
les parents avec ça ! La nature fait bien les choses. Le pied nu est le meilleur chaussage : on ne chausse les enfants qu’à partir du moment où ils marchent et seulement quand ils en ont besoin. À la maison,
sur les surfaces sans danger, marcher pieds nus développe le pied, le muscle et permet de découvrir la sensation des appuis au sol, qui font partie intégrante de l’apprentissage de la marche. Et il faut oublier l’idée selon laquelle les modèles les plus chers sont meilleurs. Les chaussures rigides, qui prétendument maintiennent le talon ou soutiennent la voûte plantaire, ne sont que des arguments marketing. il n’a jamais été démontré que cela pouvait prévenir une future déformation comme les pieds plats. Le seul conseil scientifiquement fondé est de ne pas entraver la croissance. pour cela, il faut choisir systématiquement une pointure au-dessus jusqu’à 3-4 ans.

mercredi 27 janvier 2016

Nouvel Article sur la prise en charge Du Reflux Gastro-Oesophagien chez le Nouveau-Né.

Santé


Le «syndrome de la bavette»

Le «syndrome de la bavette»

Votre bébé est en parfaite santé, il est né à terme et sans complications. Après l’adaptation des premiers jours, voire des premières semaines, bébé boit, élimine 
et dort par périodes de deux, trois ou quatre heures. Au fil du temps, un inconfort semble s’installer et bébé pleure beaucoup. Parfois, il régurgite en petites quantités, parfois en quantités plus importantes et de façon très variable.
Pourrait-il s’agir de reflux gastro-oesophagiens ?
Et qu’en est-il vraiment de ce que les mamans nomment souvent 
le « syndrome de la bavette » ?
Les régurgitations sont définies comme le rejet du contenu alimentaire de l’estomac par la bouche sans effort de vomissement1. Les régurgitations sont fréquentes dans les premiers mois de la vie, le nourrisson va régurgiter une petite quantité de lait, lors du rôt.
Santé Canada définit le reflux gastro-œsophagien (RGO) comme le passage du contenu de l’estomac dans l’œsophage. Le RGO peut être accompagné ou non de régurgitations. On parle de reflux gastro-œsophagien pathologique uniquement en présence de symptômes ou complications incommodants.
Chez le nouveau-né et le jeune enfant, on mentionne que les troubles de la régurgitation et le reflux gastro-œsophagien sont des conditions causées par l’immaturité du système digestif à la naissance. Jusqu’alors nourri directement via le cordon ombilical et sa circulation sanguine, l’enfant a très peu fait usage de son tube digestif, et encore moins de son estomac. Les premiers mois, le système digestif est donc en grande période d’adaptation.
Certaines études mentionnent que la fréquence et l’importance du RGO le rendent cliniquement significatif chez presque un enfant sur cinq. Environ la moitié des bébés de trois à quatre mois en santé régurgitent au moins une fois par jour. Cette condition est souvent très inquiétante pour les parents qui se sentent démunis devant l’inconfort de leur enfant et aggravé par le souci d’une prise de poids adéquate.
Comme parent, quels sont les signes à observer 
chez votre enfant qui pourraient orienter vers 
un trouble digestif de type RGO ?
• 
Votre enfant se tortille et démontre de l’inconfort pendant 
les boires
• 
Il est agité, il replie les jambes contre son ventre, pleure et se montre inconsolable jusqu’à ce qu’il émette enfin un gaz ou un rôt
• 
Il refuse de boire ou au contraire demande à boire très 
(trop) fréquemment
• Il voudrait toujours être au sein ou le refuse complètement
• 
Il a des régurgitations immédiatement après le boire ou même quelques heures après
• Il est irritable et a souvent des crises de pleurs sans raison
• Il déglutit presque constamment
• Il mâchouille, bave et fait des bulles de salives
• Il prend des positions d’extension (arque son dos)
• Il est inconfortable couché sur le dos
• Il a un faible gain de poids
• Il présente des signes de douleurs :
     - Pleurs et cris
     - Front plissé, bouche crispée, sourcils froncés
     - Agitation, se raidit, se crispe
     - Attitude inhabituelle, position antalgique
     - Poings crispés
Si votre enfant présente des signes de RGO, il est préférable d’en parler à votre médecin de famille ou pédiatre. Il pourra ainsi confirmer votre doute et vous proposer des solutions. Voici ce qui peut influencer l’apparition de ces signes :
Dans les conditions normales, l’étanchéité de la jonction entre l’œsophage et l’estomac est assurée par le tonus permanent d’un sphincter qui se relâche automatiquement à chaque déglutition. Le reflux gastro-œsophagien peut survenir lorsque ce sphincter se relâche et ne fait pas bien son travail. Toute cette mécanique digestive est grandement influencée, entre autres, par les mécanismes de pression du corps, lors d’un manque de mobilité du tractus digestif, lors d’une mauvaise circulation nerveuse ou artérielle ou lors d’anomalies anatomiques. Les troubles de la posture (torticolis) peuvent aussi avoir une grande influence .

Conséquences du RGO :
Le passage trop fréquent ou trop prolongé du contenu de l’estomac dans l’œsophage a un effet très irritant sur la muqueuse œsophagienne qui n’est pas protégée contre cette acidité. À long terme, une inflammation de la muqueuse œsophagienne va s’installer. Cette inflammation est responsable de la douleur ressentie par le nourrisson.
Le RGO peut également se manifester de manière plus atypique et entrainer :
• 
Des affections respiratoires : laryngites, bronchiolites, asthme, de façon répétée
• Une toux survenant surtout la nuit
• Des affections ORL : otites à répétitions, sinusites et laryngites
• 
Une production excessive de mucus ; l’enfant est toujours encombré

Évolution et traitements :
Le reflux gastro-œsophagien évolue spontanément vers la guérison avant l’âge de 2 ans, facilitée lorsque l’enfant commence à se tenir debout. Environ 60 % des enfants sont débarrassés de leurs symptômes à l’âge de 18 mois, l’amélioration la plus spectaculaire survenant entre 8 et 10 mois3.
Conseils pour diminuer le RGO :
• 
Coucher votre enfant en position inclinée (à 30 degrés environ par rapport à l’horizontale) en soulevant le matelas de la 
bassinette, par exemple .
• Fractionner ses repas.
• Ne pas lui mettre des vêtements qui compressent le ventre.
• 
Éviter toute position qui pourrait augmenter la pression 
abdominale.
• 
Faire une pause pendant le boire et s’assurer que l’enfant fait un rôt.
• Laisser l’enfant à la verticale après les boires.
• 
Sous supervision, stimuler l’enfant en ventral; en étant couché sur le ventre, un appui bénéfique se fait sur le diaphragme ainsi qu’un allongement de la chaine musculaire antérieure ce qui peut aider à diminuer la pression abdominale et ainsi le RGO.
Si ces conseils sont insuffisants ou si des complications sont à craindre, des examens complémentaires doivent être effectués par votre médecin ou votre pédiatre. Parfois, de la médication peut être prescrite pour diminuer la douleur si tel est le cas et pour réduire les symptômes, souvent préoccupants.
Outre les traitements médicaux et la médication, plusieurs alternatives s’offrent à vous. Différents professionnels de la santé peuvent vous aider, que ce soit par des conseils de positionnement, des conseils en lien avec un allaitement efficace, des conseils alimentaires pour la maman qui allaite ainsi que certains produits naturels qui peuvent être efficaces.
L’ostéopathie
Parmi ses choix, l’ostéopathie est, dans la plupart des cas, très efficace pour diminuer le reflux gastro-œsophagien et les troubles de la régurgitation chez le nouveau-né et le nourrisson. En allant dégager la base du crâne pour libérer le nerf vague (responsable de la conduction nerveuse du système digestif) l’ostéopathe pourra permettre une fonction digestive efficace. De plus, en allant travailler le thorax, les vertèbres dorsales et les côtes, il pourra permettre une bonne mobilité du « contenant » et ainsi permettre une fonction optimale autour de ce système digestif immature. Finalement, en allant travailler le diaphragme, l’ostéopathe aidera à équilibrer les pressions entre le thorax et l’abdomen et ainsi diminuer le RGO.
Maman et papa, soyez rassurés, selon Santé Canada la plupart des nourrissons qui régurgitent ne présentent aucune complication. Par contre, pour le bien-être de votre tout-petit, un travail d’équipe entre maman, papa, bébé et votre professionnel de la santé pourra aider à améliorer la fonction digestive.
Et par la suite… Adieu la bavette !


MERci à Pascale-Julie Robinson, D.O.
Membre d'Ostéopathie Québec

www.inspirationpilates.ca

mardi 3 novembre 2015

Le portage physiologique pour les nuls : conseils d’ostéopathe

Le portage physiologique est pratiqué depuis des millénaires et ses bienfaits sont nombreux, tant pour la mère que pour l’enfant. C’est celle qui respecte le mieux la courbure naturelle de l’enfant et que bébé va prendre naturellement, pour peu qu’on lui en donne la possibilité…

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Bébé « banane » : explication de l’ostéopathe
A la naissance, le bébé a le dos totalement arrondi (en cyphose complète), en forme de « banane », comme j’aime à le dire. C’est la position que bébé banane avait in-utero.
Cette position est adaptée à l’anatomie du nouveau-né. Elle permet de diminuer la pression gravitaire sur le rachis et sur les disques inter-vertébraux. En effet, bébé a une musculature très faible qui ne permet pas de faire opposition aux forces de la gravité. Il est donc très mauvais pour lui de porter le poids de son corps en vertical. En maintenant ses fesses, vous maintenez son centre de gravité.
Vous évitez à son dos, dont la musculature est encore immature, d’avoir à fournir des efforts pour se maintenir. En n’écartant pas plus qu’il ne le souhaite ses jambes, vous lui garantissez une position adéquate.
Vous lui éviterez aussi, avec un moyen de portage bien ajusté, de se placer « en virgule », d’un côté ou de l’autre.
En regroupant ses membres, les mains près du visage, les genoux relevés et regroupés, vous lui permettez de s’arrondir contre vous, de se reposer en toute sérénité, dans une position qui lui est familière. Les mamans le disent souvent : elles retrouvent des sensations de grossesse en portant leur bébé de cette façon.
Le portage physiologique : tout ce qu’il faut savoir
  • Bébé soutenu sous sa base (ses fesses)
  • genoux plus hauts que les fesses grâce a un bassin basculé, un dos bien arrondi, tête-colonne-bassin sont alignés, les mains sont à portée de visage.
  • bébé est à hauteur de bisous.
  • le visage de bébé doit être visible à tout instant.
  • les voies respiratoires doivent être dégagées. On doit pouvoir glisser 2 doigts entre le menton et le buste de bébé.
Les bénéfices du portage pour la mère et l’enfant
  • chez les nouveaux nés, le « peau-à-peau » est primordial pour établir le lien entre la maman et son enfant. De retour de l’hôpital, ce peau-à-peau peut-être prolongé à la maison grâce au portage, qui permet en quelque sorte de prolonger une grossesse parfois interrompue trop tôt (prématurés).
  • le portage facilite l’allaitement: le contact du bébé contre sa maman stimule la lactation
  • le portage renforce les liens mère-enfant, la maman est très à l’écoute de son enfant quand il est porté
  • le portage sécurise l’enfant: un bébé souvent porté est plus autonome ensuite car il est sans cesse réassuré grâce au portage
  • les bienfaits sont aussi psychomoteurs: le portage permet une position physiologique des hanches de l’enfant ainsi que de son rachis, ce qui est important pour favoriser un développement harmonieux
  • sans compter les aspects pratiques: quand on a une vie de femme moderne, trépidante et haletante, avec une poussette dans le métro ou le bus, au supermarché ….

En savoir plus sur http://drolesdemums.com/bebe-0-3-ans/eveil-bebe/le-portage-physiologique-pour-les-nuls-conseils-dosteopathe#hiuejXLfW5Yqh4iD.99

jeudi 2 juillet 2015

Canicule : bébé déshydraté ? Faites le test de la couche !

Kate Middleton n’est pas la seule à avoir donné naissance à un enfant alors que la canicule fait rage en Europe. Que faire face à un bébé qui ne supporte pas la chaleur ? Comment éviter la déshydratation ? Réponses avec Delphine Mitanchez, chef du service de néonatologie à l’hôpital Armand Trousseau, à Paris.

Édité et parrainé par Daphnée Leportois
 Bébé nouveau-né image d'illustration (ANGOT/SIPA)
Chaleur, orages, air lourd... Le sommeil des nouveau-nés peut en être perturbé (ANGOT/SIPA)

La chaleur peut agacer les nouveau-nés, et angoisser les parents qui entendent leur enfant pleurer. J’étais de garde la nuit dernière et nous avons donné un bain à deux nouveau-nés qui souffraient des températures caniculaires. C’est en effet un bon moyen de rafraîchir et de détendre l’enfant.

L’absence d’urines doit alerter

La déshydratation aiguë de l’enfant se traduit par une perte de poids, puisque son corps est constitué de 60% d’eau. Mais il y a plus simple que surveiller le poids du bébé : il suffit de voir s’il a uriné quand on lui change sa couche. L’absence d’urines doit alerter.

Si le bébé semble trop endormi et ne veut pas boire régulièrement, si son rythme a changé, mieux vaut qu’il soit examiné par un pédiatre. Il peut aussi augmenter sa température et, dans ce cas, on ne peut pas dire avec certitude que c’est à cause de la chaleur.

Pièce fraîche et bain si besoin

Pour éviter la déshydratation, les recommandations que l’on donne aux parents à la sortie de la maternité sont simples. Déjà, il faut limiter les sorties. Et, à l’intérieur, l’enfant doit se trouver dans la pièce la plus fraîche de la maison (maximum 25° C), quitte à ce que ce soit la salle de bain ! Entre 25 et 30 degrés, c’est plus difficile à supporter pour l’enfant. Au-delà de 30 °C, c’est trop chaud et dangereux.

Pour éviter que les températures grimpent, il faut donc éviter tout ensoleillement direct, fermer les volets, créer des courant d’air.

Pas de linge mouillé sur le bébé

Le ventilateur peut aider à rafraîchir la pièce, mais il ne doit pas être dirigé directement sur l’enfant, car, s’il aère, il brasse aussi de la poussière ! Pas besoin non plus de mettre sur le nourrisson un linge mouillé : cela risque de trop le refroidir. Idem pour le bain : il doit être à la même température que d’habitude, pour ne pas risquer l’hypothermie.

Ce n’est pas parce que l’enfant a chaud qu’il faut qu’il soit tout nu : privilégiez le body, c’est mieux pour la transpiration et ça évite que l’enfant souffre des courants d’air. Quant aux couches, on peut les replier pour qu’elles n’arrivent pas sous les aisselles mais que le bord soit en dessous de l’ombilic.

Soluté de réhydratation en plus du sein ou du biberon

Éviter la chaleur ne suffit pas, il faut aussi bien hydrater l’enfant. Le rythme des tétées ou des biberons est modifié si l’enfant a chaud ou est déshydraté. Il peut soit réclamer plus souvent soit au contraire dormir plus. Si la mère allaite, elle peut le nourrir à la demande et le mettre souvent au sein, au moins toutes les 3 heures ; cependant, s’il réclame trop fréquemment ou s’endort sur le sein plus vite qu’habituellement, on peut lui donner au biberon un soluté de réhydratation orale, disponible en pharmacie, sans ordonnance.

Ce n’est pas de l’eau pure, mais un soluté qui contient du sucre et du sodium, car, d'une part, l’enfant perd beaucoup de sel en transpirant et, d’autre part, l’eau sera mieux absorbée si elle est accompagnée de sodium. Donner de l’eau pure à un enfant de moins de 3 mois peut être dangereux. Idem pour les enfants qui sont allaités artificiellement : pour eux, pas plus d’un biberon toutes les trois heures, à compléter par le soluté de réhydratation s’ils cherchent à téter entre les heures des biberons ou semblent plus apathiques.