vendredi 6 décembre 2013

Quelques Conseils Supplémentaires:


nourrisson_iStockPhénomène fréquent, l’aplatissement postérieur de la tête du bébé est un problème qu’on peut facilement prévenir, sinon traiter.
Pour qu’un enfant puisse naître par les voies naturelles et que son cerveau puisse se développer rapidement au cours de ses deux premières années, les os de son crâne sont très malléables. Ils se moulent en fonction des contraintes exercées. Cette malléabilité peut cependant avoir un effet indésirable: la plagiocéphalie positionnelle. Environ 4 nouveau-nés en bonne santé sur 10 développent cette déformation, qui consiste en un aplatissement de l’arrière du crâne, souvent sur un côté. Plusieurs facteurs en sont responsables: des compressions ou des tractions, in utero ou pendant la naissance, ou encore un torticolis. De plus, en Occident, le très grand nombre d’heures que les bébés passent sur le dos ou assis dans un petit siège avec la tête en appui constitue un facteur aggravant. Santé Canada et la Société canadienne de pédiatrie recommandent de faire dormir bébé sur le dos pour prévenir le syndrome de mort subite du nourrisson. «Néanmoins, en dehors des périodes de sommeil, les parents ne pensent pas toujours à varier les positions de leur bébé», constate Sylvie Lessard, physiothérapeute et ostéopathe en périnatalité.
La plagiocéphalie ne se résume pas à un problème esthétique. «Elle engendre des compressions et des tensions, notamment au niveau du système nerveux, du cervelet et de l’hypophyse, note Denyse Dufresne, ostéopathe en périnatalité. Peuvent en résulter des tensions musculaires, des asymétries posturales, une déviation de la mâchoire susceptible entre autres de nuire à la succion et à l’allaitement, des répercussions néfastes sur la vision du bébé, son équilibre, sa coordination, son schéma corporel, son sommeil, son humeur et même sa croissance.»
La plagiocéphalie s’accompagne très souvent d’un torticolis. Il peut être consécutif à cet aplatissement du crâne ou, au contraire, le causer. En effet, comme la musculature du cou du fœtus et du nouveau-né est encore faible, la tête a tendance à se tourner sur le côté. Or, le tout-petit ne devrait pas avoir de préférence pour un côté par rapport à l’autre. Il ne devrait pas non plus manifester de limitation ni d’inconfort lorsque sa tête est tournée du côté opposé au côté choisi. Le torticolis, en soi, est également loin d’être anodin: si bébé a toujours la tête tournée du même côté, il explorera davantage de ce côté, où se révéleront meilleures aussi sa poursuite visuelle, sa coordination œil-main, etc. ¾ avec pour résultat que l’autre côté sera négligé, ce qui aura des conséquences négatives sur son développement.
Comment prévenir
Bonne nouvelle, il est possible de parer à la plagiocéphalie et au torticolis, particulièrement pendant le premier mois de la vie. Voici quelques conseils:
  • Couchez-le parfois sur le côté, installez-vous aussi sur le flanc, face à lui, et parlez-lui, chantez, jouez avec lui. Le bébé allaité change nécessairement de position ¾ à gauche, à droite, lorsqu’il boit couché tout contre sa maman étendue elle aussi, etc. Si votre bébé est nourri au biberon, veillez à diversifier également ses positions d’un boire à l’autre, et à placer une surface moelleuse (une serviette douce pliée en quatre, par exemple) entre sa tête et votre bras.
  • Évitez aussi de laisser bébé longtemps dans un siège d’auto ou dans tout autre siège. En effet, il est alors appuyé sur l’arrière de sa tête, et celle-ci, par gravité, peut rapidement pencher d’un côté.
  • Si la position sur le ventre est déconseillée pour le sommeil, elle se montre en revanche très indiquée en période d’éveil (sous surveillance, bien sûr), non seulement pour la prévention de la plagiocéphalie, mais aussi pour le développement visuel et moteur. «La première fois que vous placez votre bébé sur le ventre, il pourrait en manifester du déplaisir, explique Elisa Macri, physiothérapeute au CHU Sainte-Justine. Même s’il le fait au bout de 5 secondes seulement, roulez-le en douceur sur le côté ou sur le dos. La prochaine fois, il restera peut-être 7 secondes avant de se plaindre, et ainsi de suite. En le changeant de position dès qu’il le réclame, vous lui permettrez d’apprivoiser la nouvelle position sur le ventre.» Offrez-la-lui régulièrement (de 10 à 15 fois) pendant la journée, pour des périodes de quelques minutes ou plus, une fois qu’il y sera habitué. Bébé aimera se retrouver à plat ventre sur votre torse ou vos genoux. Essayez aussi de le mettre en contact avec différentes textures: à plat ventre sur le lit, le tapis, le plancher, etc..
  • Pensez à ramener votre bébé en petite boule, notamment lorsqu’il se trouve dans vos bras. Quand vous le transportez, ne le tenez pas toujours de la même façon, mais variez les postures.
  • Lorsque votre enfant est dans un porte-bébé, s’il tourne sa tête à droite, pensez à la lui faire tourner sur la gauche la fois suivante. Évitez que sa tête ne s’incline trop, en la tenant bien centrée avec votre main. Il est aussi possible de faire de la prévention en ostéopathie, et ce, dès les premiers jours après la naissance.
  • Prenez l’habitude d’observer la tête de votre enfant à partir du dessus pour détecter l’apparition d’une éventuelle asymétrie. Lorsque bébé conserve une bonne rotation du cou, un léger aplatissement de son crâne peut s’améliorer de façon considérable grâce au positionnement actif décrit plus haut.
Les traitements
Il existe différentes approches pour traiter la plagiocéphalie positionnelle et les asymétries qu’elle engendre.
Quand traiter?
Lorsque l’aplatissement du crâne du bébé s’accentue au lieu de se résorber et que vous constatez que, chaque fois qu’on veut lui faire tourner la tête du côté opposé à la partie aplatie, l’enfant la retourne rapidement de l’autre côté ou commence à pleurer, il convient de consulter rapidement le pédiatre. Celui-ci dirige habituellement ces cas vers un service de physiothérapie pédiatrique et parfois d’ostéopathie.
L’ostéopathie
L’ostéopathe étire et assouplit les structures les plus tendues, notamment celles du crâne. Il travaille à leur mobilité comme à leur bon alignement. «Les forces qui ont amené le crâne à se déformer ont été absorbées par l’ensemble du corps, précise Sylvie Lessard, physiothérapeute et ostéopathe. Il est donc important de s’assurer que le développement neuromoteur de l’enfant ne soit plus gêné par aucune compression ni tension». 
Enfants Québec, septembre 2008

vendredi 8 novembre 2013

Un Nouvel Article sur l'Ostéopathie Pédiatrique dans le Blog d'une Maman :

Cas pratique ostéopathie: Le nourrisson post-accouchement

Après avoir parlé sur l’ostéopathie d’ordre général, je vais tenter d’être plus précise et de décrire dans quels cas un ostéopathe peut être bénéfique. Aujourd’hui, je vais parler des nourrissons.

Un peu d’anatomie

Lorsqu’un enfant vient au monde, son crâne n’a pas encore sa forme définitive comme celui d’un adulte. Son crâne est composé de 6 os ou « plaques » qui facilitent l’accouchement afin de pouvoir s’adapter au canal vaginal.
Ce n’est qu’au fil des semaines/mois suivant que ces os se solidifieront pour ne plus former d’un. Les plaques sont séparées par des membranes molles: les fontanelles.
Fontanelle
Source Wikipédia
La fontanelle antérieure (sur le dessus du crâne) est celle qui se refermera en dernier: en moyenne vers 9 mois, mais cela peut aller jusqu’à 2 ans. Pas d’inquiétude, cela n’a aucune incidence sur le développement futur de l’enfant.
Un bébé a environ 270 os à la naissance, bien plus qu’un adulte qui en aura au final 206. Cette différence vient de la fusion ultérieure des os au niveau du crâne mais aussi de la colonne vertébrale, du coccyx et du bassin. La solidification se fera progressivement.
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Pourquoi voir un ostéopathe pour son bébé?

Comme il est aisé de le comprendre, la solidification n’est pas une science exacte. L’environnement, la façon qu’à bébé de dormir peuvent induire une mauvaise fixation. De plus, la position intra-utérine du bébé peut avoir une influence également.
D’un autre côté, un accouchement difficile peut engendrer un mauvais équilibre physiologique de l’enfant (déclenchement, césarienne, instruments type ventouse, spatules, forceps).
C’est pourquoi il est conseillé de rendre visite à un ostéopathe pour vérifier et/ou remédier à cela dans les 3 premiers mois de la vie. Même si l’accouchement s’est passé sans heurt et fut rapide, cela va sans dire.
nourrisson*

Déroulement d’une séance

Il est conseillé d’effectuer la séance le matin, ou à un moment où l’enfant est bien réveillé et repus afin qu’il soit docile et de bonne humeur. Pas facile me direz-vous, chaque rythme dépend de l’enfant!
Tout d’abord, l’ostéopathe posera toutes sortes de questions afin d’établir un dossier sur le bébé: comment s’est passé l’accouchement (durée; voie basse/césarienne; instruments etc…), s’il dort bien, mange bien, pleure beaucoup… afin de déceler si des problèmes peuvent être à l’origine de ces maux.
Ensuite, l’ostéopathe manipulera le bébé. Pas de panique, il sera très doux et vous serez à côté voire carrément assis sur la table aux pieds du bébé.
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Il sera allongé sur le dos, en body et couche. L’ostéopathe commencera par les pieds, les genoux, les hanches, le bassin en les bougeant un peu dans tous les sens, son petit bidon, ses bras. Le tout très doucement, en lui parlant, vous serez là pour le rassurer aussi au besoin.
Il s’attardera enfin sur la tête: ses mains palperont ça et là pour voir si la solidification s’est bien faite et s’il n’y a pas de problème. Il appuiera doucement et vous dira quoi faire s’il rencontre un problème.
Le but de la manipulation est de réduire les tensions, d’apaiser le corps et de retrouver l’équilibre nécessaire à un développement optimal.
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Mon bébé va mal, ne devrais-je pas plutôt consulter un médecin?

L’ostéopathie n’est pas invasive, c’est tout le contraire. C’est comme si vous tentiez de vous soigner avec de l’homéopathie avant de prendre des médicaments.
Si le problème est d’aspect physique, ce ne sont pas des médicaments qui règleront le souci. De toute manière, si l’ostéopathe n’est pas qualifié par le cas, il vous orientera sans hésiter vers le professionnel adéquat.
Beaucoup de parents consultent un ostéopathe pour des problèmes d’ordre général sur leur bébé comme les régurgitations, les coliques, les plagiocéphalies (déformation bénigne du crâne), les troubles de la succion, les troubles du sommeil, l’hyper-tonicité ou encore les pleurs continuels.
Si l’équilibre du corps n’est pas, la remise en place des os, muscles et articulations peut remédier à beaucoup de problèmes. Il ne faut pas hésiter à consulter :)

Source: http://maman-chat.com/2013/11/07/cas-pratique-osteopathie-le-nourrisson-post-accouchement/



lundi 30 septembre 2013

Plagiocéphalie, Prévention, Traitement par Ostéopathie et par Orthèse.


Association Plagiocéphalie Info et soutien/
Plagiocéphalie têtes plates et têtes bornées / février 2012©
De la prévention, au développement de la déformation 
et jusqu'au traitement par orthèse

La plagiocéphalie, qu’est-ce que c’est :
C’est une déformation crânienne apparaissant pendant la grossesse ou plus généralement durant les premières semaines de vie du nourrisson. Elle se manifeste par un aplatissement asymétrique sur l’arrière ou le côté du crâne. C’est également appelé plagiocéphalie positionnelle pour les distinguer des plagiocéphalies dites organiques, de types « craniosténoses » étant elles, liées à une soudure prématurée d’une des sutures du crâne (appelé synostose).

Quand envisager ce type de traitement :
- Votre enfant présente une déformation crânienne (non craniosténose) et cette déformation s’est installée tout doucement dans ses premières semaines de vie.
- Le repositionnement de l’enfant, le suivi ostéopathique n’a pas pu améliorer celle-ci après au moins 2 à 3 mois de suivi et de pratique.
- Il n’a pas de craniosténose (sutures fermées prématurément)
Dans ce cas, on peut envisager un traitement par orthèse.

Qu’est-ce qu’une orthèse crânienne:
Une orthèse crânienne est un équipement qui se présente sous la forme d’un casque, appelé aussi système de remoulage crânien. Il va permettre de « redresser » : c’est à dire diriger, réorienter et réharmoniser la croissance osseuse et la forme du crâne sur une durée plus ou moins longue. Cela dépend d’un certain nombre de critères.  (Suite cf : Que faire : L’orthèse crânienne)

Type de déformations les plus courantes :

La plagiocéphalie : ses grandes caractéristiques 
C’est une définition anatomique de la forme du crâne qui est en oblique à au moins un de ses quatre coins. Les formes vont varier selon les différentes conditions de formation des plagiocéphalies.

Les éléments visibles en général sont : avancée de l’oreille du côté atteint, apparition d’une bosse « de compensation », la tête prend une forme de parallélogramme.

Les mesures et les indices de déformation :
Voici un exemple de classification de la plagiocéphalie, utilisée quasi partout dans le monde. Des variantes légères peuvent néanmoins exister selon la grille choisie.
A savoir : Les mesures de la plagiocéphalie s’effectuent en calculant la différence entre les diagonales (de l’œil un à l’opposé le plus proéminent à l’arrière de la tête et de l’œil deux à l’opposé le moins proéminent soit le plus plat)

Entre 0 et 6 mm : Plagiocéphalie légère 
C’est surtout localisé à l’arrière du crâne et sur le côté, on peut commencer à noter un léger décalage des oreilles :
Entre 6 et 12 mm : Plagiocéphalie modérée
Décalage des oreilles, potentiel impact sur le front, la plagiocéphalie atteint tout l’arrière du crâne.

Au-delà de 12 mm : Plagiocéphalie sévère
Important décalage des oreilles supérieur à 3 mm, bosse sur le front, la plagiocéphalie atteint tout l’arrière du crâne, asymétrie faciale.

La brachycéphalie : ses grandes caractéristiques
Elle se caractérise par une forme de tête large et peu profonde.
On note un aplatissement de tout l’arrière du crâne, un front avancé, une boîte crânienne montant vers l’arrière, un ratio crânien (largeur profondeur) dépassant les 78% voire même les 100%
L’indice céphalique moyen pour un homme se situe à 77,9% et pour une femme à 78,4%.
A noter : Il est très fréquent qu’il y ait également un facteur génétique dans les cas de brachycéphalies. Il existe aussi un rapport important avec la position fœtale et cela sera majoré ensuite par la position exclusive sur le dos après la naissance. Enfin, l’hypotonie (tonicité musculaire) est un facteur également important et aggravant des brachycéphalies.

Les mesures et les indices de déformation :
Voici un exemple de classification de la brachycéphalie, utilisée quasi partout dans le monde. Des variantes légères peuvent néanmoins exister dans les ratios suivant la grille choisie.

78% : Crâne normal
Entre 83 et 88 % brachycéphalie légère (+1DS)
Début d’aplatissement de l’arrière du crâne, début de la perte de la courbure ronde du crâne, premiers signes d’aplatissement des occiputs
Entre 88 et 93% brachycéphalie modérée (+2DS)
L’arrière est de plus en plus plat, perte de la visibilité quasi-totale ou totale des occiputs, front en avant, début de crâne qui remonte vers l’arrière
Aplatissement de l’arrière du crâne, début d’une forme de crâne avec un avant moins large que l’arrière du crâne de type trapèze.
Supérieur à 93% brachycéphalie sévère (+3DS)
La tête est entièrement plate derrière, plus d’occiputs visible, front en avant, tête en « pic de sucre » complétement remontée, la crâne a pris la forme avec le devant du visage plus étroit que l’arrière très large (trapèze).
(DS =déviation standard / 1DS=5%)

Comment prévenir tout ceci :
Il est à noter qu’il est important de respecter les consignes de couchage sur le dos pour le sommeil afin d’éviter les risques de mort subite du nourrisson  recommandé au départ par l’American Pédiatrie et suivi ensuite par toutes les organisations mondiales de la santé.
Les bons gestes à adopter pour prévenir :
Repositionnement, portage, ostéopathie

- A savoir : Il existe des systèmes de couchage préventif pour le sommeil utilisable dès votre retour de maternité. En effet celui-ci peut être responsable d’une immobilité de la tête et devenir un des facteurs mécaniques les plus facilement identifiables dans les risques du développement de la déformation crânienne du nourrisson sur ces premières semaines de vie.
- Aller consulter un ostéopathe si possible pendant la grossesse et surtout  15 jours après la naissance de l’enfant, et très fortement conseillé dans son premier mois. La plagiocéphalie étant visible en à peine 8 semaines, il est bon d’écarter tout problème de mobilité très rapidement. Ensuite il est conseillé et possible de conserver un suivi régulier (à voir avec votre ostéopathe).
NB : Le Décret du 25 mars 2007 à consulter sur www.legifrance.gouv.fr
- Alterner la position de sommeil (tête pieds et inversement)
- Pour l’alimentation, alternez la position et donnez à manger des deux côtés (Bras gauche, bras droit)
- Favoriser le temps d’éveil sur le ventre (Toujours sous surveillance d’un parent, Les recommandations mondiales préconise au moin 30 minutes par jour. Pour les atteindre on procédera par paliers progressifs en fonction de l’âge du bébé, au départ par palier de 10 secondes puis on augmente progressivement) On pose le bébé sur une surface dure et sans objet pouvant gêner la respiration ou présenter un danger. Ce temps est utile et recommandé pour le développement moteur de votre bébé.
- Pratiquer le portage
- Eviter le contact prolongé de sa tête sur une surface dure ou qui projette ou maintient sa tête en avant dans l’axe, le bébé sera alors obligé de mettre sa tête sur le côté (transat, parc, siège bébé, siège auto, cocon).

Que faire en cas de plagiocéphalie qui s’installe ou déjà installée :

-          Suivi ostéopathique pour contrôler tout le corps du bébé
-          Suivi ostéopathique et /ou kinésithérapique pour un torticolis congénital
-          Usage des techniques de repositionnement de façon intense.
-          De manière générale, ne pas bloquer sa tête mais favoriser son mouvement.

A partir de quand il est bon de commencer à penser à une autre solution de traitement :
A partir des 4 mois (et après deux mois de techniques de repositionnement et de suivi ostéopathique avant cet âge-là). Après l’âge de 4 mois c’est différent car le temps commence à être compté il faut donc commencer le repositionnement, le suivi ostéopathique et entamer en même temps vos démarches pour la suite.

Que faire ensuite : L’orthèse crânienne

Il est donc envisageable d’équiper votre enfant d’une orthèse crânienne, appelé aussi système de remoulage crânien. Par contre il est important de savoir que plusieurs facteurs rentrent en ligne de compte, dont le temps qui est le plus important.

Il existe deux types de bandes, parfois la terminologie est discutée aussi nous utiliserons deux termes : les bandes dites passives ou d’anciennes technologies et les bandes dites dynamiques ou de nouvelles technologies.

Elles n’offrent pas les mêmes possibilités de traitement ni les mêmes résultats.
Les grandes lignes à connaître sur les deux types de bandes.

Passive ou ancienne technologie
Age possible de traitement : il est possible de faire traiter un enfant avec cette orthèse entre 3 et 12 mois maximum (Une moitié des centres proposant ce type d’orthèses n’équipe plus les enfants après 9 mois d’âge.)
Meilleur âge de traitement : entre l’âge de 3 à 6 mois
Durée moyenne du traitement : Entre 8 à 12 mois
Quel type de déformation et quel degré maxi conseillé :
Très bien pour les plagiocéphalies ne dépassant pas le stade modéré (Après 6mois d’âge) 
Si sévère ok mais si le traitement commence très tôt exemple maxi  à 3 ou 4 mois
Pas assez efficace sur les brachycéphalies dépassant le stade léger.

Dynamique ou nouvelle technologie
Age possible de traitement : il est possible de faire traiter un enfant avec cette orthèse entre 3 et 18 mois voire 20 maximum.
Meilleur âge de traitement : entre l’âge de 4 à 7 mois
Durée moyenne du traitement : Entre 3 à 6 mois
Ok sur tous types de déformations, plagiocéphalie, brachycéphalie, légère, modérée, sévère et y compris sur les traitements tardifs, c’est elles qui obtiennent les meilleurs résultats.

Comment agit l’orthèse, quel est son principe :
Il y a des critères importants qui rentrent en ligne de compte :
Le temps, l’âge de l’enfant, l’ouverture des sutures crâniennes, la croissance crânienne, l’orthèse utilisée et le travail de l’orthésiste.
Le principe de l’orthèse est qu’après un moulage réalisé en fonction de la tête de chaque enfant, on obtient un positif qui permet d’obtenir la bande faite pour sa déformation. La bande va exercer de légers points de pressions qui permettront de diriger en douceur la  croissance et de ce fait, la zone à redresser et également, des espaces vides vont être laissés dans celle-ci afin de permettre au crâne de reprendre la forme voulue par une croissance favorisée dans cette zone.
En fonction de la technologie de la bande, l’efficacité sera différente du fait de son action.
Les bandes d’anciennes technologies dites passives :  vont avoir plutôt des points d’appuis appelés aussi points de contacts et la grande caractéristique de cette bande est qu’à l’aide de ces points de contacts cela va se servir de la croissance crânienne et de la place restant dans le casque pour obtenir le résultat attendu. C’est notamment pour cette raison que les traitements et résultats sont plus longs à obtenir, et que les rendez-vous de suivi  sont plus espacés.
Les bandes de nouvelles technologies dites dynamiques :  vont-elles, exercer des réels points  de pressions pas seulement de contact, qui vont appuyer pour rediriger la zone à redresser ou à rebomber. Tout cela sans aucunes douleurs pour l’enfant qui ne s’en aperçoit pas. Elles vont aussi se servir de la croissance du crâne qui est également un élément important. C’est cette différence de technologie qui permet de traiter plus rapidement, plus tard au niveau de l’âge de début de traitement, et d’obtenir des meilleurs résultats sur l’ensemble des déformations (y compris les brachycéphalies qui n’obtiennent pas des très bons résultats sur de la passive).

Les traitements par orthèses ne sont pas dangereux pour l’enfant qui continue tout à fait sa vie normalement. Il a été démontré scientifiquement que cela respecte la forme naturelle de la tête et que cela n’interfère en rien la croissance naturelle de la tête. Les résultats obtenus perdurent et aucuns effets secondaires ne sont signalés.

Pour la petite histoire : les traitements par orthèses crânienne ont vu le jour en 1981 avec le casque de Clarren (passif), ils ont été suivi de très près par Cranial Technologie en 1986 qui est maintenant le pionnier dans ce domaine et qui a sans cesse amélioré la technologie du traitement par orthèse pour avoir aujourd’hui la plus efficace des bandes (dynamiques) du marché.

Petits désagréments inoffensifs :

Même si aucuns effets secondaires ne sont signalés depuis l’existence de ce traitement, il est à noter qu’il y a quand même des tous petits désagréments liés au port de l’orthèse et à la phase d’adaptation.
-La transpiration excessive :
Surtout sur la première quinzaine de port. L’enfant régule sa température par la tête et ce nouveau corps étranger dessus va créer une réaction de transpiration importante sur les 15 premiers jours, le temps que le corps s’adapte à ce nouvel élément.
Passé cette phase dites d’adaptation, la transpiration est moins importante bien que toujours présente. Il suffit de sécher la tête de l’enfant lors des retraits ou quand celle-ci est trop importante et sécher l’orthèse avec un chiffon doux.
-L’odeur de l’orthèse :
Sur la durée du traitement, malgré les nettoyages de l’orthèse (avec les produits indiqués) et le nettoyage de la tête de votre enfant, une odeur finie quand même par s’installer sur l’équipement. Elle n’est gênante qu’au retrait de celle-ci, pas lors de vos déplacements dans la vie de tous les jours.
-Marques rouges et réaction de la peau :
Il peut y avoir une apparition de petites marques rouges, souvent, cela apparaît dans la première quinzaine. Elles ont deux origines :
- La transpiration et le frottement
- les marques liées aux points de pressions.

Pour les premières, appliquer une crème de type grasse comme la vaseline avant de mettre l’orthèse, ne couvrez pas trop votre enfant, on dit qu’une couche de moins qu’à l’habitude est conseillé avec une orthèse.

Pour les marques de pressions, cela peut être normal au départ ou dans les périodes où celle-ci doit être à nouveau ajustée. Par contre, au quotidien, lors des retraits de l’orthèse (1h le matin, 1h le soir) les marques rouges liées à la pression doivent disparaître au bout d’une heure. Sinon il convient d’attendre un peu avant de remettre l’orthèse.

Il est important de bien regarder la tête de votre enfant, de vérifier comment s’ajuste son orthèse pour son confort et comment évolue la place restante entre vos rendez-vous de suivi, car c’est vous qui serez l’œil du prothésiste.
A noter : ne pas porter l’orthèse lors de fièvre et lorsque l’enfant est malade.

Le FAQ plagiocéphalie et orthèse :

Où faire des orthèses crâniennes :
La liste des adresses de tous les centres de soins ici :

Les centres de soins :
Il existe malheureusement encore peu de structures pour faire soigner vos enfants. Les centres de soins sont de deux ordres : hôpitaux (avec traitement pris en charge ou payant) et les cliniques privées (payant)
Le personnel travaillant dans ces endroits est :
-          soit neurochirurgien avec kinésithérapeute ou Ergothérapeute au moulage et prothésiste ensuite qui réalise l’orthèse.
-          Soit des prothésistes orthésistes confirmés.
Parfois vous avez aussi des neurochirurgiens qui travaillent directement avec une équipe d’orthésistes et de prothésistes.

Situation en France :
Actuellement il existe trois structures de soins qui proposent toutes des orthèses d’anciennes technologies, dites passives dans le jargon international dont une à Toulouse. 

L’hôpital Purpan à Toulouse
Service du Docteur Boetto
Orthèse encore prise en charge totalement par l’hôpital (pour le moment)
Orthèse d’ancienne technologie : de type passive
Traitement jusqu’au 8 mois maxi de votre enfant en début de traitement
Délai d’attente 1er rdv : 3 à 4 mois en moyenne, à noter que parfois les parents arrivent à obtenir des rdv en urgence dans des situations urgentes.
Les grandes lignes : moulage en plâtre
Coordonnées sur le lien liste des adresses.

mardi 20 août 2013

L'impact des postures intra-utérines

par Caroline Cressens

Pendant la grossesse, le bébé n’est pas toujours en position fœtale. Cela peut d’ailleurs être constaté lors de l’échographie. On remarque aussi que lors des traitements des postures intra-utérines, l’enfant retourne spontanément à la position dans laquelle il a était coincé dans le ventre de sa mère. Les bébés se retrouvent donc parfois dans des positions dommageables pour leurs tissus qui peuvent être étirés, tordus ou écrasés.

Il existe 3 grandes familles de postures :
Les tassements : Par exemple, le bébé pas de cou, rigide, trop tonique, est souvent écrasé, tassé sur son axe central.

Les inclinaisons latérales ou latéroflexion: La plupart du temps, le corps incluant la tête penche à droite ou à gauche; le médecin parlera de torticolis congénital ou de restrictions cervicales, mais c’est tout le corps qui est en torticolis d’où l'importance de travailler la tête avec tout le reste du corps.

Les inclinaisons en arrière ou post flexion (à l’opposé de la position fœtale): Ces enfants pourront avoir un pli à la racine du nez, une veine bleue plus proéminente proche de l’œil (qui peut couler d’ailleurs), des taches rouges sur la base du crâne ou sur les paupières ou même une plagiocéphalie (tête plate).

Bien sûr, ces postures sont rarement pures, elles peuvent être combinées entre elles et mélangées.

De  plus, plus le bassin, le dos et la cage thoracique de la mère sont serrés et peu souples, plus le bébé peut être coincé dans le ventre de sa mère et avoir de la difficulté à sortir par le bassin lors de l’accouchement.

Toutes ces complications peuvent entrainer des problèmes d’ordre digestif (coliques, régurgitation, constipation), des problèmes de sommeil, des troubles de succion, et peuvent aussi avoir des impacts dans le développement de l’enfant ou sur la poussée dentaire.

Le but de l’ostéopathe étant toujours la libération des tissus pour optimiser la mobilité et la vitalité, le bébé qui a subi des torsions et des pressions dans le ventre de sa mère pourrait retirer du soulagement d’un traitement ostéopathique.

lundi 19 août 2013

OTITES et OSTEOPATHIE ?

Première étude du genre réalisée avec le milieu médical au Canada

L'ostéopathie pourrait prévenir les otites

Ergothérapeute et ostéopathe, Chantal Morin s'intéresse à de nouvelles avenues pour prévenir les otites.
Ergothérapeute et ostéopathe, Chantal Morin s'intéresse à de nouvelles avenues pour prévenir les otites.
Photo : Robert Dumont
9 mai 2011
L'ostéopathie pourrait s'avérer une avenue précieuse pour la prévention de l'otite et le dépistage de certains enfants à risque. C'est la conclusion à laquelle est parvenue Chantal Morin, de l'Université de Sherbrooke, dont la recherche est l'une des premières en ostéopathie au Canada à avoir été réalisée en collaboration avec une faculté de médecine. Chantal Morin est ergothérapeute à l'École de réadaptation et ostéopathe.

L'otite moyenne aiguë (OMA)

L'OMA est une des infections les plus fréquentes chez les enfants de moins de cinq ans. Douleur, fièvre, nuits blanches, absence des parents au travail : ceux qui ont de jeunes enfants savent combien les otites sont sources de préoccupations. Depuis les années 1970, l'incidence de l'OMA est en constante progression. Cette augmentation, d'ailleurs, est davantage marquée depuis 1995, en raison notamment de la fréquentation massive des garderies. Aux États-Unis, l'otite est responsable de 90 % des prescriptions d'antibiotiques destinées aux petits patients, sans compter les millions de dollars qu'elle coûte au système de santé et aux familles touchées.

Implication de l'os temporal

«Plusieurs facteurs de risque tels que l'âge, le genre masculin et, souvent, la fréquentation d'une garderie, ne peuvent être modifiés, explique la chargée de cours Chantal Morin. Par contre, on pourrait agir sur le dysfonctionnement de la trompe d'Eustache, qui est l'un des principaux aspects physiopathologiques en cause dans l'OMA», l'autre étant l'exposition aux virus ou aux bactéries.
La trompe d'Eustache est un petit conduit qui relie l'oreille moyenne au nasopharynx, une partie de la gorge située à l'arrière du nez. Elle draine les sécrétions et protège l'oreille moyenne des écoulements provenant du nasopharynx. La vulnérabilité de la trompe, d'un point de vue ostéopathique, tient du fait que sa partie osseuse est située dans l'os temporal. Les os du crâne, incluant l'os temporal, ne sont pas fusionnés en bas âge. Cette condition permet l'adaptation du crâne lors de la naissance et la croissance du cerveau; en contrepartie, l'os temporal est plus vulnérable aux perturbations diverses.
«Le moindre déplacement ou perturbation de la position de l'os temporal qui affecte la trompe peut nuire à l'évacuation des sécrétions et favoriser la survenue de l'OMA», précise la spécialiste de la Faculté de médecine et des sciences de la santé.

L'ostéopathie comme approche complémentaire pour prévenir les otites

Après avoir évalué 65 bambins âgés de 6 à 18 mois, Chantal Morin a constaté que 35 % d'entre eux présentaient une restriction importante de l'os temporal. Cette partie de leur crâne n'était pas du tout mobile, restreinte par les sutures de devant ou derrière, ou alors elle présentait une asymétrie visible à l'oeil.
Au suivi, ces bambins avaient, et de façon marquée, plus d'otites que les enfants sans restriction. Une restriction ostéopathique importante de l'os temporal constitue donc un facteur de risque mécanique directement relié à la position de la trompe d'Eustache. Parmi les quelques études réalisées jusqu'ici sur l'efficacité de l'ostéopathie dans la prévention de récidive d'OMA, aucune ne s'est intéressée à la relation entre la restriction du temporal et la survenue de l'OMA de façon prospective.
Au niveau clinique, cette recherche ouvre la voie au dépistage des enfants à risque d'OMA d'un point de vue mécanique, de façon non invasive. «L'ostéopathie a recours à des mobilisations douces pour améliorer le positionnement de l'os temporal, et donc améliorer le positionnement de la trompe d'Eustache et sa fonction d'évacuation des sécrétions», soutient Chantal Morin.
L'ostéopathie peut donc être une intervention complémentaire prometteuse dans la prévention des otites et, par le fait même, avoir un impact éventuel sur les consultations médicales, les consultations en ORL, l'utilisation d'antibiotiques et le nombre de chirurgies pour l'installation de tubes.
Plus encore, la documentation scientifique de la restriction importante de l'os temporal comme facteur de risque pourrait stimuler la recherche à plus grande échelle, en regard notamment du coût, de l'efficacité et de la sécurité de l'intervention en ostéopathie pour prévenir l'OMA chez le jeune enfant. La recherche de Chantal Morin démontre également que des collaborations entre les milieux médical et ostéopathique sont possibles pour faire avancer les connaissances et favoriser le bien-être des enfants.


Merci a l'Université de SHERBROOKE au Canada pour cet Article. 

mercredi 7 août 2013

Quelques conseils pour profiter de votre été ...

                     5 façons de profiter de la plage pour retrouver la forme


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Bien-être: 5 façons de profiter de la plage pour retrouver la forme
 © Daniel Ernst - Fotolia.com

1. Respirer à plein nez

  • Parce que toute l'année vous êtes débordée, stressée, préoccupée, vous en oubliez de bien respirer.Votre diaphragme, un des muscles respiratoires ne travaille pas suffisamment et vous vous retrouvez en apnée.
  • Au bord de la mer, profitez des bienfaits de l'air marin en prenant, toujours par le nez, de grandes inspirations et expirations. Cela va à la fois vous permettre de vous poser et de reprendre conscience de votre diaphragme.

2. Marcher pieds nus sur le sable mouillé

  • Vos pieds passent la plupart du temps enfermés dans des chaussures. Ils sont malmenés.
  • Marcher sur le sable mouillé va leur permettre de retrouver des sensations, de les masser en profondeur et de les détendre. N'oubliez pas de bien respirer.

3.Courir pieds nus sur le sable mouillé

  • Le footing pieds nus fera tout autant de bien à vos pieds qu'à votre système articulo-musculo-ligamentaire. Mais attention si vous n'avez pas l'habitude de pratiquer la course à pied, allez-y progressivement. Pas question de revenir avec une entorse ou avec une tendinite !
  • Alternez marche et course afin que vos pieds puissent se réadapter aux contraintes du sol et pour ne pas irriter trop brutalement vos articulations, vos ligaments et vos muscles.

4. Marcher ou courir dans l'eau
  • Les bienfaits de l'eau de mer sont nombreux : elle a un effet enveloppant qui délasse les articulations. Comme elle offre plus de flottabilité, les mouvements sont plus faciles. Elle relance la circulation sanguine, draine le système lymphatique. Vos jambes désenflent, se raffermissent et s'affinent. Un bon moyen d'avoir des jambes fuselées.
  • Vous pouvez aussi augmenter l'amplitude des mouvements en remontant bien les genoux. Cela va avoir un effet global sur le tonus de vos cuisses, de vos fessiers et de votre taille.
  • S'il n'est pas question de courir si vous êtes enceinte, ne vous privez pas de marcher dans l'eau fraîche, pour vous soulager si vous souffrez de rétention d'eau.

5. Soulager votre dos

  • Toute l'année votre dos est mis à mal : vous n'êtes pas forcément bien installée à votre poste de travail, vous portez des poids trop lourds ( enfants, courses...), profitez-en pour prendre soin de lui en vous étirant.
  • Assise en tailleur, avec votre serviette roulée sous les fesses, joignez vos plantes de pied et respirez profondément. Plusieurs grandes inspirations et expirations par le nez.C'est une très bonne position pour relâcher les tensions au niveau du bassin et des hanches.
  • Pour détendre le bas de votre dos, allongez-vous sur votre serviette et ramenez vos genoux collés l'un à l'autre sur votre poitrine. Répétez l'exercice entre 5 et 10 fois en l'associant à de profondes respirations.
  • Vos épaules ont tendance à se voûter vers l'avant en partie à cause du travail prolongé devant l'ordinateur. Pour casser les mauvaises habitudes, attrapez par derrière votre coude droit avec votre main gauche et votre coude gauche avec votre main droite. Vos épaules vont se replacer vers l'arrière et vous allez ouvrir votre cage thoracique et vous tenir plus droite. Répétez l'exercice entre 5 et 10 fois en l'associant à de profondes respirations.
  • Tous ces exercices sont faciles et ne doivent jamais vous faire mal. Inutile de forcer. Vous pouvez les pratiquer tout au long de l'année.
Frédérique Odasso
©Enfant.com